Caserne de pompiers Donat-Bouffard et salle Robert-Godbout
La Ville de Plessisville a procédé à la désignation officielle de sa caserne de pompiers et de sa salle de formation en l'honneur de deux figures marquantes de son histoire : Donat Bouffard et Robert Godbout.
Ces deux hommes ont consacré une grande part de leur vie au service de leurs concitoyens, contribuant de façon déterminante à bâtir le service incendie que la communauté connaît aujourd'hui.
Un geste de mémoire et de reconnaissance
La désignation de ces lieux s'inscrit dans une démarche délibérée de préservation du patrimoine humain de la Ville. « Nommer une caserne, nommer une salle de formation, ce ne sont pas de simples actes administratifs. C'est une façon de dire, haut et fort, que certains engagements méritent d'être gravés dans la pierre », a déclaré le maire, Marc Morin, lors de la cérémonie. Les familles Bouffard et Godbout étaient présentes pour l'occasion, rendant l'hommage encore plus significatif.
Donat Bouffard : 50 ans au service de Plessisville
Natif de Sainte-Hélène-de-Chester, Donat Bouffard s'installe à Plessisville en 1910 et intègre le Service de sécurité incendie dès 1912. Sa carrière de pompier s'étend sur cinq décennies, dont vingt années à titre de chef de la brigade, de 1943 à 1962. Reconnu pour son leadership éclairé et son sens inébranlable du devoir, il forme plusieurs générations de pompiers tout en menant parallèlement une longue carrière à la Forano, en plus de s'impliquer comme conseiller municipal, commissaire scolaire et marguillier. La médaille d'argent de la Reine lui a été décernée en reconnaissance de l'ensemble de ses engagements au service du bien commun. Il décède en 1974, laissant une empreinte indélébile sur l'histoire de Plessisville.
Robert Godbout : un visionnaire au service de la modernisation
Établi à Plessisville depuis 1940, Robert Godbout devient pompier volontaire en 1952, mettant à profit son ingéniosité de forgeron au service de la protection de ses concitoyens. Nommé capitaine en 1961, puis chef du service des incendies en 1962, il conduit une transformation remarquable du service : modernisation des équipements, acquisition de nouveaux véhicules et adoption de techniques de pointe. Son engagement inspire profondément son entourage, ses fils René et André, ainsi que son gendre Jacques Fortin, choisissent à leur tour de rejoindre la brigade. Après 28 années de dévouement exemplaire, il prend sa retraite en 1980, laissant derrière lui un service transformé et une communauté mieux protégée.
Un héritage transmis aux générations futures
En attribuant leurs noms à ces lieux de travail et de formation, la Ville souhaite que chaque pompier qui franchira ces portes soit rappelé à la valeur de l'engagement, de la solidarité et du service à la communauté. « Pour une ville comme la nôtre, la mémoire n'est pas un luxe, c'est un devoir », a conclu le maire, en s'adressant aux pompières et pompiers présents.